3éme REGIMENT ETRANGER D'INFANTERIE

Histoire de l'Unité
Implanté au Maroc en 1919, le Régiment de Marche de la Légion Etrangère devient 3éme Régiment Etranger d’Infanterie (3éme R.E.I) le 15 novembre 1920. Dès lors commence l épopée marocaine avec ses dures colonnes, ses embuscades, ses travaux de piste et de postes. Sa garnison principale est à Fès : le régiment est organisé à trois bataillons, une Compagnie Montée et une Compagnie de Sapeurs-Pionniers.
Dés le début de la première guerre mondiale, des milliers d’étrangers et des légionnaires d’Afrique forment quatre régiments de marche. Après de durs combats en Champagne, les survivants sont regroupés le 11 novembre 1915 en un seul régiment qui prend le nom de Régiment de Marche de la Légion Etrangère (R.M.L.E). Celui-ci, dès sa formation, fait partie de la célèbre division marocaine et, avec elle, participe, en juillet 1916, à la bataille de la Somme. Lors de la prise de Belloy-en-Santerre, le régiment perd près du tiers de son effectif. Après les dures batailles d’Auberive (avril 1917), de Cumières (aout 1917), de Hangard (avril-mai 1918), de Montagne de Paris (mai 1918), la route triomphale s’achève en septembre 1918, sur le plateau de Laffaux, par la percée de la redoutable ligne Hindenburg. A la fin de la guerre, les pertes du Régiment de Marche de la Légion Etrangère (R.M.L.E) s’élèvent à 66 officiers, 203 sous-officiers et 1891 légionnaires. Son drapeau est décoré de la Croix de Guerre de 14-18 avec neuf palmes, de la Croix de la Légion d’Honneur, de la Médaille Militaire et de la fourragère double.
Dès 1922, le 3éme bataillon, rattaché au Groupe Mobile de Taza, livre, en six mois, treize combats, dont le plus sanglant est celui de Scoura. En 1923, presque au même endroit, le 1er Bataillon, par une charge à la baïonnette, inflige à l’adversaire un échec retentissant. Les combats continuent avec le même acharnement dans le Rif. Plus tard, en 1929, les 5éme et 6éme Compagnies se distinguent à El-Bordj et à Ait-Yakoub, ou la section Lemarchand se bat jusqu’ à la mort, à la manière de Camerone. A la même époque, la Compagnie de Sapeurs-Pionniers du régiment perce le fameux tunnel de Foum-Zabel. A la fin de la pacification du Maroc, dans l atlas, au pied du Bou-Gafer, la Compagnie Montée livre un combat exemplaire aux derniers dissidents. Ses trois bataillons et la Compagnie Montée ont été cités à l’ordre de l’armée. En décembre 1942, dénommé 3éme Régiment Etranger d’Infanteries de Marche (3éme R.E.I.M) il participe à la campagne de Tunisie ou il s’oppose au panzer allemands. Au cours de cette campagne, le régiment perd 14 officiers et 100 sous-officiers et légionnaires. Son drapeau reçoit une citation à l’ordre de l armée. Tandis que quelques unités sont maintenues à la portion centrale de Fès, le 3éme Régiment Etranger d’Infanteries de Marche fusionne avec le 1er Régiment Etranger d’Infanteries de Marche et redevient Régiment de Marche de la Légion Etrangère le 1er juillet 1943. Régiment porté de la 5éme Division Blindée, il débarque, le 20 septembre 1944, en Provence. Quelques jours plus tard, ses half tracks s’élancent en direction du Rhin. Après la libération de l’alsace, marquée par de nombreux combats, il franchit le Rhin, pénètre jusqu’en Autriche ou sa marche victorieuse est stoppée par l’armistice. Pendant cette période, le Régiment de Marche de la Légion Etrangère reçoit deux nouvelles citations qui représentent le sacrifice de 23 officiers, 78 sous-officiers et 506 légionnaires.
Le 1er juillet 1945, le Régiment de Marche de la Légion Etrangère reprend son nom de 3éme Régiment Etranger d’Infanterie. En décembre de la même année, il est désigné pour l’Indochine. Implanté d abord en Cochinchine, ses trois bataillons sont regroupés, en 1947, au Tonkin. Le régiment entier est lancé à l’attaque des haute et moyenne régions. Un cordon de postes est formé sur la Route Coloniale N° 4 (RC4) et la Route Coloniale N° 3 (RC3) ou les embuscades, les attaques de postes et de convois se succèdent. De nouvelles pages sont inscrites aux livres d’or du régiment à Phu Tong Hoa, à Caobang, à Dong Khé et à Dien Bien Phu. Comptant jusqu’à cinq bataillons, le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie a des pertes très lourdes : 77 officiers, 364 sous-officiers et 3396 légionnaires. Son drapeau gagne quatre nouvelles citations à l’ordre de l’armée et une troisième fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.
Revenu en Algérie en décembre 1954, le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie est chargé du difficile secteur des Aurès. En 1958, la division traditionnelle en bataillons est supprimée : ses huit compagnies de combat sont réparties dans deux états-majors tactiques (E.M.T). Il intervient toujours avec efficacité, dans le Nord-Constantinois, le long du barrage tunisien et participe aux grandes opérations : Etincelles, Jumelles, Pierre précieuse et Ariège. Ses pertes en Algérie s élèvent à 8 officiers, 35 sous-officiers et 196 légionnaires. Avant le cessez-le-feu, de juin à aout 1961, il participe à une campagne éclair en Tunisie. En 1962, le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie débarque à Madagascar et prend garnison à Diégo-Suarez ou il fusionne avec le Bataillon de Légion Etrangère de Madagascar (B.L.E.M). Il a pour mission de défendre la base stratégique et de se tenir prêt à intervenir dans la zone de l océan Indien.
Enfin, en 1973, le régiment s implante en Guyane française. Basé à Kourou (quartier Forget), le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie est directement subordonné pour emploi au général commandant supérieur en Guyane, qui dépend du commandement supérieur de la zone Antilles- Guyane. Il a pour mission d assuré la sécurité des installations du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Ses activités se manifestent par sa présence à la frontière brésilienne ou face au Surinam, par des patrouilles fluviales, par des missions profondes en forêt, sans oublier les travaux d’infrastructures et l’aide humanitaire. Les différentes formes de combats, propres à la Guyane, sont acquises par des stages organisés au Centre d'Entrainement à la Forêt Equatoriale du régiment (CEFE/3), à Régina.
Son organisation actuelle comprend :
- 1 Compagnie de commandement et de Soutien - (C.C.S)
- 1 Compagnie de combat
- 1 Compagnies d’Eclairage et d’Appui - (C.E.A)
- 2 Compagnie PROTERRE
Type V
AVERS DE L'INSIGNE REVERS DE L'INSIGNE

Dos : guillochage irrégulier et doré
Attache : par épingle à double boléros, estampillé «DRAGO PARIS »
Marquage : DRAGO PARIS NICE
3 RUE, ROMAINVILLE
Homologation : non
Refrappe : non
Matriculé : non
AVERS DE L'INSIGNE REVERS DE L'INSIGNE

Dos : grenu et doré
Attache : par 2 anneaux
Marquage : J. BALME
SAUMUR
Homologation : G.3426
Refrappe : non
Matriculé : non
AVERS DE L'INSIGNE REVERS DE L'INSIGNE

Dos : estampé, guillochage régulier et doré
Attache : par épingle à boléro
Marquage : DRAGO PARIS
Homologation : non
Refrappe : non
Matriculé : non
AVERS DE L'INSIGNE REVERS DE L'INSIGNE

Dos : guillochage régulier
Attache : par épingle à boléro, estampillé «DRAGO PARIS »
Marquage : DRAGO PARIS
Homologation : non
Refrappe : non
Matriculé : non
Description : Rectangle d'or portant en son centre un rectangle plus petit taillé de vert et de rouge, chargé d'une grenade à 7 flammes d'or, avec les inscriptions en haut "LEGIO PATRIA NOSTA", en bas "3e REI" en lettres noires.
Symbolisme : La grenade à sept flammes et les couleurs verte et rouge sont les symboles de la légion. "LEGIO PATRIA NOSTRA" est sa devise. L'origine de cet insigne remonte à la campagne de France 1943 - 1945 (Régiment de Marche de la Légion Etrangère), repris par le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie avant son départ en Indochine. Le modèle actuel existe depuis 1950 avec la devise "LEGIO PATRIA NOSTRA».


